Le Conseil Régional Occitanie, seule collectivité sur Montpellier à sanctionner  les agents pour les journées "neige" !

Les 28 février et  1er mars, la ville de Montpellier a été paralysée par la neige, tout le monde.est au courant. Notre syndicat, présent sur place, s’est étonné de la « gestion » de la crise, en temps complètement décalé, et nous en avons eu confirmation que cette gestion s’était faite hors sol ! Qui donc, parmi nos décideurs-euses était présent-e sur Montpellier ce jour-là ?

Par courriel à l’attention de Mme DELGA et de M. Le DGS (resté sans réponse) et lors des réunions de pré CHSCT et pré CTP, SUD a dénoncé tout cela, le chaos et l’anarchie (au mauvais sens du terme) dans les consignes et la gestion de crise.

Nous rappelons tout d'abord que les accidents de trajet entre le domicile et le travail sont des accidents de service. Si vous avez accroché votre véhicule, ou si vous vous êtes fait mal sur le trajet pour rentrer chez vous mercredi et/ou jeudi, vous devez déclarer un accident de service.

Même sans être membre de la cellule de crise du Préfet, le simple bon sens aurait voulu que les agents reçoivent pour consignes directement du DGS, ou des RH (pas de leur directeur-trice ou de leur assistante de service ou de direction) :

  • dès le mercredi matin de partir au plus vite.
  • à partir de 16h mercredi: de rester sur site, car le Préfet recommandait de ne pas prendre son véhicule, et qu’il n’y avait plus aucun transport en commun.
  • la neige n’a pas pour habitude, de nuit, de disparaître comme par enchantement. Les lendemains de neige, il y a un risque évident de verglas. Il aurait fallu décider la fermeture des services dès le mercredi, par précaution, comme cela avait été le cas pour les lycées en octobre 2016, avec une journée chômée. Il ne fallait pas attendre une fermeture à 15h le jeudi, qui présupposait que les agents étaient bien tenus de venir travailler le jeudi matin !

Les réponses de l’Administration à nos demandes, méritent de vous être transmises :

  • Comment savoir, depuis Toulouse, que les transports étaient interrompus le mercredi à Montpellier?
  • On est payé sur du service fait : pas de service fait, pas de traitement...
  • Et puis d’abord les autres collectivités n’ont pas offert la journée, elles !
  • Et puis ensuite, puisque les syndicats n’arrêtent pas de dénoncer les heures écrêtées... il
    n’y aura qu’à piocher dedans !

Pour l’information complète des agents, nous avons pris quelques renseignements. Certes, la loi ne contraint pas les employeurs à offrir la journée, mais :

  • De nombreux employeurs du privé ont au moins donné pour consigne de ne pas se rendre au travail le jeudi, et beaucoup ont offert la journée, par précaution
  • La Préfecture a, dès vendredi, accordé la journée de jeudi comme non décomptée, et a offert aux agents venus travailler une journée chômée
  • La DRAC a envoyé une note aux agents leur indiquant que les mercredi après-midi et jeudi ne seraient pas décomptés
  • Le Conseil Départemental de l’Hérault a offert la journée de jeudi à ceux qui ne sont pas venus travailler, et celle du vendredi aux 180 agents restés dormir sur place (avec, pour ceux du site d’Alco : cantine, soirée dansante et petit déjeuner)
  • Pour la Mairie et la Métropole, les établissements recevant du public étaient fermés jeudi. Le Maire a reçu les syndicats et la journée de jeudi ne sera pas décomptée. Pour les agents restés bloqués la nuit, des heures supplémentaires seront accordées.

Nous interpellerons à nouveau notre administration mercredi 14 mars en CHSCT et jeudi 15 mars en CTP.