L'inspectrice est suspendue de ses fonctions pour avoir porté la parole de notre syndicat contre la politique de suppression de postes du Ministère

Le 12 octobre, à l’occasion d’un congrès de DRH dans le Bois de Boulogne auquel l’actuelle ministre du travail devait se rendre pour présenter les ordonnances visant à démanteler encore plus le droit du travail, une manifestation, organisée par le syndicat SOLIDAIRES en opposition à cette politique, s’est déroulée à proximité. Lors de ce rassemblement déclaré et autorisé intitulé « chasse aux DRH », une représentante du syndicat SUD-Travail Affaires Sociales, s’est exprimée devant la caméra d’un journaliste de L’Humanité.

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L’administration communique actuellement auprès des directeurs pour tenter de les convaincre du caractère violent des propos tenus par notre collègue. Elle fait référence à l’apostrophe de « chasse à la ministre ». L’administration lui reproche d’avoir violé son devoir de neutralité et de réserve, alors qu’elle s’exprimait dans un cadre syndical et pas dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Il suffit de voir la vidéo pour comprendre qu’il ne s’agit que d’évoquer l’absence de réponses de Mme Pénicaud à nos revendications contre les suppressions de poste massives au sein du ministère et à nos demandes de rencontres.

Voir la vidéo 

Texte du mail à envoyer :

Ma collègue a été suspendue de ses fonctions et convoquée devant le conseil de discipline le 14 décembre prochain. Vous lui reprochez d'avoir tenu les propos suivants :
 "Nous sommes surtout venus à la chasse à la ministre, puisque nous avons déjà été en grève le 18 mai à l'occasion de sa prise de fonction puis le 20 juin et nous sommes toujours sans nouvelles de notre ministre. Donc nous commençons à nous demander si ce n'est pas un hologramme qu'on voit à la télé, donc on est venu voir si elle existait vraiment.
Public / privé c'est le même combat puisque nous subissons les affres du management qui transforme les mots, quand on supprime des emplois on fait de l'optimisation dans un contexte contraint etc. etc. Et nous n'arrivons même plus à communiquer en fait avec notre hiérarchie puisque nous ne parlons pas le même langage en plus que de ne pas avoir les mêmes intérêts ce qui était déjà historiquement établi."
 Je suis choqué.e par l'engagement d'une telle procédure. Ces propos j'aurais pu les tenir, car ces interrogations sont aussi les miennes. Je vous demande l'arrêt immédiat de la procédure disciplinaire engagée à l'encontre de ma collègue.

Mail à adresser à :
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(ajouter en copie l’adresse de votre section syndicale sud locale)

Une représentante d’un syndicat d’un ministère s’exprimant sur les suppressions de poste dans celui-ci, quoi de plus normal ? Pas pour le ministère du travail apparemment, puisque le 14 novembre, notre collègue a reçu un arrêté la suspendant immédiatement de ses fonctions jusqu’à un conseil de discipline le 14 décembre !
Pour notre syndicat, c’est inacceptable ! Il s’agit d’une atteinte sans précédent à la liberté d’expression des agents et des militants syndicaux. C’est sur la base du nouveau code disciplinaire dit de déontologie, à peine paru depuis 6 mois et présenté comme protecteur des agents, que la ministre organise une véritable chasse aux sorcières, au mépris du droit syndical constitutionnel et de la liberté fondamentale d’expression . En Auvergne Rhône Alpes aussi, un militant de notre syndicat s’est vu reproché un manquement à ses obligations de réserve et au code de déontologie par le Direccte pour avoir participé à une réunion publique portant sur les ordonnances de réforme du droit du travail, dans le cadre de son mandat syndical.


A l’heure où les services subissent des réformes successives qui les paralysent, la suspension de notre collègue est une menace adressée à tous les agents de notre ministère. A travers elle, c’est la liberté d’expression la plus élémentaire de l’ensemble des agents qui est visée.
Nous exigeons l’arrêt des poursuites disciplinaires et la réintégration de notre collègue dans ses fonctions et dans ses droits.